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Le fils de Marc-Vivien Foé condamné à cinq ans de prison

7 juin 2018 L'Europe

Marc Foé a reconnu les violences infligées au prêtre. Après avoir nié tout au long de l’instruction judiciaire, Sofiane Bardot a aussi concédé sa présence, mais uniquement pour la fouille de l’appartement.

Impliqué à ses côtés dans l’agression d’un prêtre à son domicile, le 28 novembre 2015 à Genay, au nord de Lyon, Sofiane Bardot, 20 ans, a été condamné à la même peine, en tant que co-auteur de la séquestration, mais il a été acquitté du chef de violences volontaires avec arme.L’avocat général avait requis des peines bien plus élevées, de douze ans de réclusion criminelle contre Sofiane Bardot, et huit ans contre Marc Foé.Le pardon accordé aux deux accusés par le père Luc Biquez explique probablement la clémence du verdict.
« Je ne peux qu’espérer que vous trouverez un chemin plus cohérent et plus droit. Pour ce qui est de moi, je ne vous en veux pas. J’espère que vous puissiez en prendre une réelle conscience et pas seulement avec des mots faciles », avait déclaré le curé de Genay mardi à la barre, en se tournant vers les deux accusés.Le prêtre avait été attaqué alors qu’il rentrait dans son appartement, au presbytère de Genay. Les deux agresseurs, qui ont affirmé ignorer la qualité de prêtre de leur victime, cherchaient un coffre-fort.Menotté, les mains dans le dos, le religieux avait été frappé à coups de poing et avec la crosse d’un pistolet.La scène a duré au moins une heure et demie, selon les enquêteurs de la gendarmerie. Les deux assaillants avaient été mis en fuite par une alarme, en prenant quelques pièces de collection pour tout butin.Marc Foé a reconnu les violences infligées au prêtre. Après avoir nié tout au long de l’instruction judiciaire, Sofiane Bardot a aussi concédé sa présence, mais uniquement pour la fouille de l’appartement.Le passé de Marc Foé a été longuement évoqué durant les trois jours de débats. Son père, foudroyé sur le terrain par une crise cardiaque le 26 juin 2003, « a perdu la vie devant les caméras du monde entier ». « Il avait huit ans; cet événement a bouleversé son parcours », a soutenu son avocat Alexandre Plantevin. »Le pardon a été accordé. Ils étaient très jeunes. C’est une peine d’apaisement, d’espérance », a réagi Laurent Bohé, l’avocat du prêtre.Avec

AFP

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