Le père du jeune blessé ne décolère pas.
« À part les premiers soins prodigués le jour du drame, c’est moi qui assume tous les frais pour mon enfant », affirme avec indignation Amadou Lamarana, dont le fils souffre toujours d’une plaie qui ne cesse de s’aggraver.
Derrière cette affaire, c’est toute une mécanique de pression et d’intimidation qui se déploie , visant à préserver l’image de l’établissement scolaire impliqué, l’école Sainte-Marie.
L’établissement, plutôt que d’apporter un véritable soutien aux familles des victimes, cherche à étouffer l’affaire.une pression s’exerce sur les parents pour les dissuader de médiatiser l’événement.
Si le père du jeune blessé a refusé de céder, d’autre , comme le père d’une élève touchée, aurait préféré garder le silence, par crainte .
À ces manœuvres s’ajoute le rôle ambigu du ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, Jean Paul Cedy. Ancien proviseur de l’école Sainte-Marie, il se tient aux côtés des dirigeants de l’établissement pour minimiser l’incident et rassurer l’opinion publique.
Depuis la publication d’un premier article sur cette affaire, les pressions sur les parents ne fait que s’intensifier.
L’hôpital Donka, de son côté, n’échappe pas à la polémique. Après avoir été mis en cause pour sa prise en charge jugée insuffisante, il a , selon Amadou Lamarana, multiplié les appels aux familles concernées.
« Après la publication de l’article, on m’a contacté pour me dire que ce qui a été écrit relevait de la diffamation. Mais la réalité est là , parce que je sais pas ce qu’ils appellent diffamation.Mon fils a toujours une balle dans la main, la plaie s’aggrave chaque jour, et c’est moi qui paie tous les frais médicaux . Depuis que les cadres de l’école ont quitté ma maison après avoir remis une enveloppe de 500 000 francs guinéens à ma femme, ils ne se sont jamais rendus là-bas pour s’enquérir de l’état de mon fils. C’est moi qui prends en charge tous les frais
», déclare-t-il.
L’hôpital cherche ainsi à préserver son image plutôt qu’à reconnaître d’éventuels manquements.
Dans cette affaire, un constat s’impose , l’école Sainte-Marie comme l’hôpital Donka sont préoccupés par la sauvegarde de leur réputation que par la santé des enfants touchés. Une stratégie qui, loin d’apaiser les tensions, ne fait qu’alimenter le sentiment d’injustice des familles concernées.
Affaire à suivre
Abdoul latif Diallo
Journaliste d’investigation