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Drame à l’école Sainte-Marie de Nongo : des victimes abandonnées, libérées de l’hôpital avec plus de dix balles dans le corps.

Une lycéenne blessée par des balles de calibre 12 alors qu’elle était en classe à l’école Sainte-Marie de Nongo le 11 mars dernier a été libérée hier de l’hôpital Donka, avec plus de dix projectiles toujours logés dans son corps.

Selon ses parents, les médecins ont déclaré leur incapacité à procéder à une intervention chirurgicale pour extraire les balles, craignant de provoquer d’autres complications. La patiente devra ainsi se contenter de traitements antidouleur.

La radiographie de la jeune fille atteste de la présence de dix balles , tandis qu’un autre lycéen, blessé à la main, se trouve dans une situation similaire.

D’après le père de ce dernier, les médecins ont estimé qu’extraire la balle logée dans sa main risquerait d’endommager des nerfs et de provoquer une paralysie de sa main droite.

Les victimes, laissées à leur sort par l’établissement Sainte-Marie de Nongo, n’ont reçu qu’une assistance pour les premiers soins, le jour du drame.

Désormais, elles doivent vivre avec ces projectiles dans leur corps, à moins d’être évacuées vers un hôpital compétent capable de les extraire.

Le présumé auteur de ce drame, Bangaly Camara, est connu pour sa violence au sein de l’école, où il figurait même sur une liste noire, selon un parent de l’une des victimes.

En décembre 2024, il avait déjà blessé un camarade, Mohamed Sano, en le frappant à la main avec une chaise. Le 16 mars dernier, il a été déféré devant le tribunal pour enfants de Kaloum.

Les victimes souffrent de douleurs intenses, et le pire pourrait survenir si des mesures d’évacuation d’urgence dans un hôpital spécialisé ne sont pas prises.

Abdoul latif Diallo
Journaliste d’investigation
Très très indépendant

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